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La Dépêche

De Lyon à Avignon, une chaîne humaine pour sortir du nucléaire

Vêtue de gilets fluo, une foule, parmi laquelle deux candidats à l’Élysée, s’est déployée hier après-midi le long de la nationale 7, entre Lyon et Avignon, formant une « chaîne humaine pour sortir du nucléaire », à l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Se tenir la main le long de la nationale 7, entre Lyon et Avignon, pour « sortir du nucléaire », le pari était osé mais l’opération a marché. Alors qu’au Japon, où le premier anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 était célébré dans les larmes et les pleurs, en France, le collectif « Sortir du nucléaire de la Drôme et l’Ardèche, qui a pour but d’informer, de sensibiliser les citoyens sur les ravages relatifs à l’industrie de l’Atome, a réussi hier à rassembler des milliers de gens sur les bords de la N7. Vêtue de gilets fluo, une foule, parmi laquelle deux candidats à la présidentielle, s’est déployée formant une « chaîne humaine » sur environ 240 km. Évidemment, l’ambition de réaliser une chaîne de personnes, main dans la main, sur tout le trajet, a été mise à rude épreuve.

Les gens ont pu se rendre sur place à partir de l’un des 128 départs groupés prévus dans tout le pays. Les soixante points de ralliement de Lyon à Avignon étaient détaillés par taux de remplissage pour permettre une meilleure répartition des participants. Si plusieurs dizaines de cars venus d’Allemagne, de Suisse, de Belgique et de toute la France ont déferlé sur le site depuis la fin de matinée, les organisateurs n’étaient pas en mesure de chiffrer la participation : plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient attendues. Les Verts et le NPA de la partie

En Ardèche, Eva Joly, la candidate d’EELV à l’Élysée, s’est mêlée aux participants, en face de la centrale nucléaire de Cruas. Ses porte-parole étaient à ses côtés, l’eurodéputé José Bové et Dominique Voynet, et le sénateur Jean-Vincent Placé.

Quelques mètres plus loin, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a également pris place. « Je trouve ça symbolique que la chaîne humaine soit devant cette centrale. C’est une mobilisation citoyenne, pour clairement dire que le peuple de France ne veut pas de l’énergie nucléaire », a déclaré Eva Joly.

Le tracé de cette manifestation pacifique, de Lyon à Avignon, a été choisi parce que la vallée du Rhône est la région la plus nucléarisée d’Europe, avec 14 réacteurs nucléaires. « Les habitants ici sont tous à 30 km d’une centrale », a expliqué Christine Hasse, de l’association Réaction en chaîne humaine.

À l’origine de cet événement, une association motivée qui a reçu de nombreux soutiens (Greenpeace, Les amis de la terre, Cap 21, Écologie sans frontière, EELV, NPA, le Parti de gauche, Attac, etc.). Le candidat socialiste, François Hollande, s’est engagé à réduire d’ici à 2025 de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité en France. Il s’est également prononcé sur la fermeture des deux tranches de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc français. Mais Nicolas Sarkozy défend bec et ongles l’industrie nucléaire française. Japon : l’hommage à "ceux qui ont perdu la vie"

Hommage et recueillement. Dans la majeure partie du Japon, la vie s’est figée hier à 14 h 46 (5 h 46 chez nous), pour une minute de silence à l’instant précis où un violent séisme de magnitude 9 survenu dans l’océan Pacifique a secoué le nord-est de l’archipel le 11 mars 2011, déclenchant des vagues de plusieurs dizaines de mètres sur la côte. Un recueillement pour les milliers de victimes du séisme et du tsunami, qui avait aussi provoqué la plus grave catastrophe nucléaire au monde depuis Tchernobyl (Ukraine) il y a un quart de siècle.

Dans les villes et villages dévastés, les proches des quelque 19 000 morts et disparus - plus de 32 000 corps n’ont toujours pas été retrouvés - se sont recueillis dans le chagrin et la douleur, au cours de cérémonies improvisées sur les lieux de la tragédie. Des cloches et des sirènes ont retenti un peu partout dans le pays pour appeler la population au recueillement.

À Tokyo, lors d’une cérémonie officielle organisée au Théâtre National en présence de l’empereur Akihito, de son épouse Michiko et des membres du gouvernement, quelque 1 200 invités ont entonné l’hymne national, avant de se recueillir, la tête inclinée, à la mémoire des victimes. L’empereur, à peine remis d’un pontage coronarien, s’est incliné devant le parterre de fleurs, avant de prononcer une courte allocution retransmise par les télévisions. « Un an s’est écoulé depuis le Grand tremblement de terre de l’est, je rends profondément hommage à tous ceux qui y ont perdu la vie », a déclaré le souverain, symbole du peuple.

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